Ribié.                                     315
et variées. C'est de Mmc Ribié que le Chroniqueur désœuvré parle en ces termes :
« Entre fept ou huit planches alTez mal jointes, foire Saint-Ovide, place Louis XV, après avoir fatisfait la vue de l'honorable public à 2 fols en lui montrant un poiffon empaillé, la dame Ribié s'étendoit fur un tapis, coutume familière pour elle, et là buvoit de l'huile bouillante, portoit une enclume avec fés cheveux, paffoit et repaffbit dans un cerceau et portoit fept ou huit hommes fur le ventre. Mais ce dernier tour eft le moins furprenant. » Après avoir fait quelque temps partie de la troupe des Associés, Ribié entra en 1776 au théâtre des Grands-Danseurs du Roi et y resta, à part quelques mois passés à l'Ambigu-Comique en 1782, jus­qu'en 1787, époque où il le quitta pour une question d'appoin­tements. Aux Grands-Danseurs du Roi, Ribié a joué une grande quantité de rôles ; nous citerons entre autres : le barbier dans le Barbier de village (9 mai 1780), le marchand de fer dans le Qui­proquo de l'hôtellerie (20 mai 1780), le poete dans Madelon Friquet (23 mai 1780), un rôle dans le Savetier avocat (11 juin 1780), Arlequin dans les Trois fourbes, ou la Comtoise a Paris (9 juillet 1780), huit rôles dans Pourquoi pas (février 1781) ? le savetier dans l'Habit ne fait pas l'homme (février 1781), le juif dans les Girandoles (février 1781), un rôle dans le Prétendu sans le savoir (24 juin 1781), un rôle dans le Double Rendez-vous des amours de Columbine (22 février 1782), le savetier Cuirvieux fans En amour l'Urgent ne fait rien (30 juin 1782), Arlequin dansle Grand Festin de Pierre (21 avril 1782), fupiter dans le Ravissement d'Europe (1" mai 1782), le porteur d'eau dans les Amours du porteur d'eau et de la couturière (7 mai 1782), deux rôles dans les Deux n'en font qu'un (26 novembre 1782), le bon seigneur dans le Bon Sei­gneur, ou la Vertu récompensée (2 mars 1783), un rôle dans le Coup d'œil de la foire (3 juillet 1783), etc., etc. En quittant Nicolet en 1787, Ribié se mit à la tête" d'une troupe de comédiens qu'il alla exploiter à Saint-Domingue ; l'entreprise ne réussit pas et il re­vint à Paris en 1788 et rentra au théâtre des Grands-Danseurs